Rédigé par Claude | Classé dans : Blockchain
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Lu sur le site de l’atelier, 09 Oct 2017 - Rédigé par Xavier Biseul , Journaliste
indépendant
Assurance paramétrique, transmission des titres financiers,
traçabilité dans l’agro-alimentaire, échange d’électricité photovoltaïque… Les
projets faisant appel à la blockchain se multiplient dans tous les secteurs
d’activité. Panorama.
C’est un signe qui ne trompe pas. Il n’est plus nécessaire
aujourd’hui de rappeler longuement ce qu’est la blockchain. A savoir un grand
livre de comptes décentralisé et infalsifiable qui valide les transactions de
façon immédiate et sans tiers de confiance. Cette technologie de « chaîne de
blocs » va bien au-delà du Bitcoin, la crypto-monnaie qui l’a fait connaître et
dont elle assure les opérations. Elle trouve aujourd’hui de nombreux cas
d’usage dans le monde de la finance, de l’immobilier, de la traçabilité
alimentaire, l’industrie pharmaceutique, la distribution d’énergie ou la
logistique.
Passé la période d’évangélisation et des POC (proof of
concept), on assiste ces derniers mois à une multiplication de réalisations
bien concrètes. Sur la fameuse courbe d’adoption du cabinet Gartner, la
blockchain a passé le pic des « attentes démesurées » pour se confronter à la
réalité des faits avant d’espérer atteindre le plateau de productivité
« Des pionniers, comme Axa et BNP Paribas en France,
ont compris qu’ils devaient maîtriser les tenants et aboutissants d’une telle
technologie. Ils se sont toutefois aperçus que la blockchain n’était pas
transposable en l’état. » Clément Francomme
C’est sans surprise
dans le secteur financier que l’on compte le plus grand nombre de projets en
production. « Il y a une prime aux premiers, note Clément Francomme, PDG et
fondateur de la start-up Utocat. Des pionniers, comme Axa et BNP Paribas en
France, ont compris qu’ils devaient maîtriser les tenants et aboutissants d’une
telle technologie. Ils se sont toutefois aperçus que la blockchain n’était pas
transposable en l’état, qu’elle nécessitait des ajustements avant de pouvoir
adresser des problèmes existants. Leurs projets en conditions réelles donnent
un signal au marché.»
Une assurance pour
couvrir les retards d’avions
Mi-septembre, Axa lançait ainsi fizzy, une plateforme
d’assurance paramétrique reposant sur la blockchain Ethereum. Originale, elle
propose à ses souscripteurs d’être indemnisés si leur avion a plus de deux
heures de retard. Pas de contrat avec de petites étoiles, le remboursement est
déclenché automatiquement sans que l’assuré n’ait besoin de se manifester. En
se basant sur les horaires de vol, le contrat intelligent (« smart contract »)
garantit un résultat prédictible. En phase de test, fizzy ne concerne pour
l'instant que les vols transatlantiques directs entre Paris Charles-de-Gaulle
et les Etats-Unis, et inversement. Avant une possible généralisation. Clément
Francomme salue le choix « avant-gardiste » d’Axa de faire appel à une
blockchain publique, les grands groupes optant généralement pour une blockchain
privée. «Nous préconisons d’utiliser une blockchain publique, qui offre une
sécurisation accrue par la multiplication des « preuves de travail », quitte à
la privatiser dans un premier temps durant la période de tests. »
Axa toujours, à travers son entité Axa Investment Managers,
et BNP Paribas travaillent ensemble au développement d'une plateforme de
distribution de gestion d’actifs destinée aux gestionnaires d'actifs et aux
investisseurs institutionnels. Les opérations restent encore largement
manuelles avec la manipulation notamment de fax, la blockchain et les smart
contracts doivent réduire les interventions humaines au strict minimum. « Il
s’agit là de gagner du temps, d’éviter les erreurs de saisie et de lutter contre
le blanchiment d’argent », poursuit Clément Francomme.
Paiements
transfrontaliers et gestion de titres
BNP Paribas étudie la technologie blockchain depuis 2011. Le
groupe bancaire participe au consortium international R3 et au laboratoire
d’innovation LaBChain, lancé en France par la Caisse des Dépôts. En février
2016, il prenait une participation dans la fintech Digital Asset Holdings.
C’est au travers d’un lab blockchain créé fin 2015 et d’une série de «
bizhackathons » que BNP Paribas a pu délimiter les cas d’usage dans ses
différents métiers.
Regard d'expert : Philippe Denis, Responsable CIB Lab
blockchain & Chief digital officer BNP Paribas Securities Services. « La
blockchain évite les correspondances entre les banques, les délais incertains
et les risques d’erreurs. Le temps de transfert s’établit à 90 minutes contre 1
à 6 jours pour un transfert traditionnel »
Les projets sont, de fait, diversifiés. Le groupe utilise la
blockchain pour les paiements internationaux entre des comptes bancaires de BNP
Paribas au sein de son réseau international. Baptisé « Cash Without Borders »,
ce transfert de cash de point à point et multi devises a été expérimenté par
les entreprises Panini Group et Amcor. « La blockchain évite les
correspondances entre les banques, les délais incertains et les risques
d’erreurs. Le temps de transfert s’établit à 90 minutes contre 1 à 6 jours pour
un transfert traditionnel », avance Philippe Denis, responsable CIB Lab
blockchain et Chief digital officer à BNP Paribas Securities Services. BNP
Paribas propose d’autres services. Smart LC (LC pour « letter of credit »)
s’appuie sur la technologie blockchain pour proposer un traitement des lettres
de crédit plus rapide, plus simple et plus sûr, en remplaçant les volumes de
documentation papier par des flux numériques. Collat’Shaker repose, lui, sur le
potentiel de la blockchain pour gérer de manière plus efficace le « collatéral
» dans des opérations de commerce international des matières premières. Enfin,
en partenariat avec la plateforme de crowdfunding SmartAngels, BNP Paribas
Securities Services a développé une blockchain permettant la réalisation et le
suivi d’opérations concernant les titres des sociétés non cotées. Ces dernières
n’ont, de fait, les mêmes facilités que les grands groupes cotés pour émettre
et enregistrer des titres. Elles doivent produire un grand volume de papiers
(statuts, registre des actionnaires…). Ce sujet fait d’ailleurs l’objet d’une
consultation publique de la Direction Générale du Trésor dont une synthèse a
été publiée fin août.
Traçabilité
alimentaire, lutte contre la contrefaçon
Si le milieu financier est à la pointe de la blockchain, il
ne faudrait pas occulter le foisonnement d’initiatives dans les autres
secteurs. Contrôle d’identité, certification, traçabilité, suivi logistique…
toutes les activités nécessitant une confiance absolue dans l’information
diffusée sont potentiellement concernées. Directeur de Keyrus Management,
Emmanuel Giorgi prend l’exemple d’un acteur de la chimie verte qui utilise la
blockchain pour rendre durable sa chaîne d’approvisionnement. « La matière
première est transformée une première fois par une entreprise puis une seconde
fois par une société différente. Il s’agit là de fédérer des acteurs qui ne se
connaissent pas toujours. Constituer une filière avec le recours d’une autorité
de régulation peut prendre des années. La blockchain facilite le passage à
l’acte. » La traçabilité dans l’agro-alimentaire gagnerait, selon lui, à
recourir à cette technologie. L’affaire des œufs infectés au fipronil a montré
une fois de plus la difficulté à identifier les lots incriminés. Dans
l’industrie pharmaceutique, la traçabilité des résultats cliniques puis de la
chaîne d’approvisionnement, une fois le médicament mis sur le marché, sont
également des enjeux sensibles. Dans le luxe, des start-up comme Hikitag
tentent de lutter contre la contrefaçon de marque via des certificats
infalsifiables qui suivent les produits tout au long de leur vie.
Les distributeurs d’énergie ont également un intérêt à se
pencher sur la blockchain selon Emmanuel Giorgi. « Avec l’essor du
renouvelable, le particulier qui a des panneaux photovoltaïques, une éolienne
de toit ou une turbine hydraulique dans la rivière en bas de son jardin stocke
de l’énergie. Il peut la revendre à ses voisins de l’écoquartier ou à un
fournisseur d'énergie. La blockchain va gérer les flux entre producteurs et
consommateurs. »
Enfin, la blockchain peut venir au secours de la transparence
politique. Pour éliminer les cas de fraude électorale, la CivicTech
FollowMyVote se propose de garantir l’intégrité du processus de vote en ligne.
Mots clés : aucun
Rédigé par Claude | Classé dans : Blockchain
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Lu sur le site de la banque BNP Paribas le 17 octobre 2017
Le département ALM Trésorerie de BNP PARIBAS et EY annoncent aujourd’hui avoir mené avec succès la mise en œuvre d’un pilote démontrant la faisabilité de l’utilisation d’une blockchain pour optimiser les opérations mondiales de trésorerie interne de la banque.
Le département ALM Trésorerie de BNP PARIBAS, qui assure la gestion de la trésorerie interne de la banque au service des trois pôles opérationnels du Groupe, a mené un pilote blockchain, validé en interne à la fin de l’été. Ce pilote a mis en lumière comment une blockchain interne et privée pourrait être utilisée pour améliorer l’efficacité opérationnelle en proposant une approche du cash management plus intégrée entre lignes métiers, offrant une meilleure flexibilité et une couverture horaire 24/24h, 7/7j.
Conduit avec EY, ce programme pilote constitue un jalon important pour l’utilisation de solutions s’appuyant sur la technologie blockchain pour répondre de manière pragmatique et innovante à des besoins métiers, comme l’extension des plages horaires d’opérations jusqu’à 11 heures de plus, offrant non seulement une meilleure optimisation de la trésorerie, mais aussi l’établissement d’une vision partagée des positions de liquidité dans les différentes implantations de BNP PARIBAS dans le monde. Le pilote a également permis de renforcer l’interopérabilité de ses systèmes existants, en connectant la blockchain privée à l’écosystème du Système d’Information existant via l’utilisation d’assistants virtuels et APIs.
Cette exploration innovante et ambitieuse s’inscrit dans une démarche plus générale d’initiatives conduites par les entités de la banque, comme par exemple le Cash without Borders lancé cette année par l’équipe Transaction Banking, et souligne l’apport pour BNP PARIBAS de ces technologies.
Emmanuelle Bury, Chief Operating Officer du département ALM Trésorerie, commente: « Nous avons lancé il y a 10 mois cette initiative dans l’objectif de traiter d’une part les contraintes pesant sur les opérations de transfert de liquidités, actuellement limitées à une fenêtre de 7 à 10 heures par jour, et d’autre part sur l’identification de poches d’efficacité opérationnelle. Il était aussi important pour nous de commencer à explorer les possibilités offertes par la blockchain, en particulier au regard de l’intérêt porté par les banques centrales à cette technologie. »
Xavier Toudoire, responsable SI et architecture du département ALM Trésorerie, indique: « La technologie blockchain, dans son utilisation privée, permet le développement de processus opérationnels et métiers auparavant impossibles, en raison en particulier de la distribution des données et de la confiance entre les parties prenantes du système. Bien qu’il soit encore trop tôt pour déterminer comment la technologie va évoluer, et sa capacité de déploiement à grande échelle, ce pilote a clairement démontré les forces d’une blockchain privée, et son potentiel pour être l’une des manières les plus efficaces d’améliorer les processus internes entre nos différents acteurs au niveau mondial. »
Jean-Michel-Bouhours, Associé du département Financial Services* d’EY en France, commente : « Autour d’une approche voulue agile, ce programme a permis aux trésoriers impliqués de dépasser leurs contraintes actuelles en ayant accès à une vision précise de la position de liquidité d’autres implantations en dehors de leurs horaires d’ouverture, et en effectuant des opérations pour leur compte dans différentes devises. »
Philippe Limantour, Chief Innovation Officer du département Financial Services* d’EY en France, ajoute : « La construction et la mise en œuvre de processus tirant parti de nouvelles technologies comme la blockchain, pour simplifier les paiements, financements et opérations d’assurance, peuvent finalement assurer un net avantage commercial. Dans le cas présent, nous avons pu vérifier que l’utilisation d’assistants virtuels était porteuse d’une valeur ajoutée encore plus importante pour notre client, tant en interne qu’en externe. »
Mots clés : aucun
Rédigé par Claude | Classé dans : AVE 2018
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Plus de matière
J'ai pu bénéficier récemment d'une "actualisation" de mes connaissances sur certains sujets et je vais donc être en capacité d’en faire profiter mes étudiants.
Je vais le faire au travers des sujets d’exposés qu’ils vont préparer, d’une part parce que la promo est plus nombreuse que les années passées (27 inscrits, bien que je n’avais que 22 étudiants dans mon premier cours) et d’autre part parce que c’est ce qui me laisse le plus de flexibilité dans le programme.
Plus de contenu théorique sur le change
Les premiers modules portent sur le risque de change et sur le marché des changes (Jour 1). C'est aussi sur ces modules que porte la modalité de contrôle QCM.
Or je constate que ces dernières années les notes de QCM n'ont pas été bonnes. Cela veut dire que les étudiants n'ont pas assez "travaillé" les chapitres du livres d'Y. Simon sur ce sujet. J'ai donc décidé de rajouter dans les pré-requis certains extraits du livre "Marché des changes" de Patrice Fontaine, puisque le premier chapitre est disponible gratuitement sur le site de l'éditeur.
Et ce afin de permettre aux étudiants de mieux travailler la partie théorique, celle qui sera testée lors du QCM.
Plus de sources
J'ai aussi souhaité densifier les sources afin de donner à chaque module (ou presque) des références pour les pré-requis ou encore des sources possibles. En plus des livres, je donne donc des liens vers des articles "sérieux" en ligne, extraits du Monde, de la Revue Banque ou de ACPR, par exemple - et dans la mesure du possible en français.
J'ai vérifié tous les liens qui seront dans la version 2017/2018 du coursebook et mis à jour tout ce qui était mort.
Mots clés : aucun
Rédigé par Claude | Classé dans : AVE 2018
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La première liste d'exposés contient 27 sujets, soit le nombre maximum d'étudiants inscrits. Si le nombre d'étudiants devait être inférieur, les sujets rouges ne pourront être pris que si tous les autres sujets sont déjà attribués.
| Exposé n° | SUJET |
| Exposé n° 1 | Risque de change |
| Exposé n° 2 | Change comptant et cours |
| Exposé n° 3 | Devises partiellement/non convertibles |
| Exposé n° 4 | SEPA (inclus SCT/SDD) & DSP (inclus EP) |
| Exposé n° 5 | DSP2 : TPP, Authentification forte & MIF |
| Exposé n° 6 | Prêter & emprunter sur les marchés |
| Exposé n° 7 | Crédits CT AED & MCNE |
| Exposé n° 8 | Papier (chèque & effet) |
| Exposé n° 10 | Couverture risque de change |
| Exposé n° 11 | Non Deliverable Forward |
| Exposé n° 12 | Les comptes de correspondants |
| Exposé n° 13 | Swift : 3 métiers |
| Exposé n° 9 | Détermination cours de change à terme |
| Exposé n° 14 | Les virements internationaux |
| Exposé n° 15 | De la faillite de Herstatt à CLS |
| Exposé n° 16 | Signature électronique et identité numérique |
| Exposé n° 17 | Cash management international |
| Exposé n° 18 | Gérer le risque de prix des matières premières |
| Exposé n° 19 | Garanties bancaires internationales et Stand By |
| Exposé n° 20 | RemDoc vs. Credoc |
| Exposé n° 21 | Les trades chain (Ease TC, Digital TC…) |
| Exposé n° 22 | Blanchiment |
| Exposé n° 23 | Global Payment Initiative vs. Instant Payment |
| Exposé n° 24 | Evaluer ses partenaires et gérer ses impayés |
| Exposé n° 25 | Trends : Compensation |
| Exposé n° 27 | IDE |
| Exposé n° 28 | Utiliser une carte pro (flotte, corporate, achat, logée) |
Les 2 étudiants que refont leur année ne pourront choisir que parmi les sujets 3, 11, 12, 13 et 15.
Dans tous les cas, merci d'attendre la mise à disposition du coursebook (début octobre) pour avoir le libellé exact du sujet à traiter. A toutes fins utiles, le coursebook de la session précédente est mise à disposition, ainsi que le plan détaillé du cours, mais certains sujets d'exposés ont clairement été réécrits.
Enfin, un sujet en apparence "simple" peut se révéler d'une part plus ardu à traiter, et d'autre part susciter plus d'attentes en matière de concision et de précision qu'un sujet en apparence plus complexe.
Mots clés : aucun
Rédigé par Claude | Classé dans : AVE 2018
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Comme l'an dernier, la session 2018 se compose de la journée 0 et de 7 demi journées :
- 18/09/2017 matin 9h/12h : 0 - présentation du module, sujets d'exposés et méthodologie
- 08/01/2018 matin 9h/12h : 1 - modules I (change comptant) et II (SEPA)
- 11/01/2018 matin 9h/12h : 2 - modules III (financements) et IV (moyens de paiements internationaux, 1ère partie)
- 30/01/2018 matin 9h/12h : 3 - modules V (change à terme) et VI (moyens de paiements internationaux, 2ème partie)
- 02/02/2018 matin 9h/12h : 4 - modules VII (change/exercices) et VI (moyens de paiements internationaux, 3ème partie)
- 19/02/2018 matin 9h/12h : 5 - modules VII (change/exercices) et VIII (garanties et crédits documentaires)
- 12/03/2018 matin 9h/12h : 6 - modules VIII (garanties et crédits documentaires, suite), VII (change/exercices) et XI (moyens de paiements internationaux)
- 14/03/2018 après midi 14h/17h : 7 - modules VIII (garanties et crédits documentaires, fin), VII (change/exercices) et clôture
Les 3 moments consacrés à l'actualité du marché des changes sont conservés et la liste des sujets fait l'objet d'une mise à jour, ce qui veut dire que les exposés proposés seront aussi actualisés.
Les pré-requis sont inchangés : chaque étudiant doit se procurer le livre de Y. Simon "Finance internationale" et lire certains chapitres - se référer ici pour la 10ème édition (ISBN 978-2717856712) ou là pour la 11ème (ISBN 978-2717866025), ainsi que les objectifs pédagogiques. Les modalités de contrôle aussi :
- l'exposé est à rendre en décembre
- le contrôle de type QCM aura lieu après le dernier cours
- le travail terrain sera à rendre pour fin mai au plus tard
Et il y aura des exercices à préparer à la maison entre chaque cours.
Mots clés : aucun