Blockchain : l’utopie à l’épreuve des premiers tests

Rédigé par Claude | Classé dans : Blockchain

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Edito de la Revue Banque n° 811 - Septembre 2017, par Elisabeth Coulomb Rédactrice en chef, avec comme sous titre :  Blockchain : premières applications

La blockchain attire et, en même temps, inquiète. Comme le souligne Benoît Rousseau (AFTE, Fromageries Bel) dans la désormais traditionnelle interview annonçant les journées AFTE 2017, la blockchain est un process qui amène une certaine complexité pour les équipes, mais qui offre des perspectives trop alléchantes pour en rester là, qu’il s’agisse de rapidité, de facilité opérationnelle, de sécurisation ou de réduction des coûts de transaction !

Le dossier de ce mois, piloté par Séverine Leboucher, montre les expérimentations et premières applications menées par les acteurs de la finance, qui ont été parmi les premiers à s’emparer de cette technologie nouvelle. Les initiatives sont nombreuses, en consortium ou en solo, fondées sur des protocoles de blockchain divers, portant sur des applications variées (activité de dépositaire, transfert d’argent à l’international, gestion d’identifiants, gestion budgétaire interne…), dont la plupart restent encore à l’état de PoC (Proof of Concept), même si la Banque de France, par exemple, envisage d’ores et déjà de passer son projet Madre sur la tenue du registre des identifiants créanciers SEPA, « du stade de l’application expérimentale à une solution en production » (Thierry Bedoin, Chief Digital Officer). S’en dégage toutefois un point commun : les acteurs de la finance se cantonnent prudemment pour le moment à des blockchains privées. Reste également à loger ces applications dans un cadre juridique approprié, qu’il faudra soigneusement calibrer : ni trop, ni trop peu…

Alain Papiasse (BNP Paribas), qui détaille les effets de la digitalisation dans les activités de BFI, confirme l'intérêt pour cette technologie : « la blockchain répond à un besoin peut-être plus important en BFI que dans la banque retail ». Il souligne plus largement que la digitalisation de la BFI se fonde sur une évolution partenariale plutôt que dans une disruption profonde des business models, mais que les investissements nécessaires en technologie ou en ressources humaines pour rester compétitif pourraient avantager les plus grands joueurs.

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